L’ancien mithraïsme et la fête de Noël

Noël avant Noël !!!

L’ancien mithraïsme et la fête de Noël
Yaldâ ou la naissance de Mehr

                                    

Lorsque les chrétiens du monde entier se préparent à fêter Noël le 25 décembre, les Iraniens ont déjà célébré l’une de leurs plus grandes fêtes, le 21 décembre, à la veille du solstice d’hiver, la plus longue nuit et le jour le plus court de l’année. En Iran, cette nuit est appelée shab-e yaldâ, également connue sous le nom shab-e tchelleh, qui fait référence à la renaissance du soleil (symbolisant la naissance du dieu de la lumière, Mithra).

Yalda est l’un des 4 jalons du Calendrier persan

Autrefois, les hommes vivaient dans une harmonie plus grande avec la nature. Ainsi, l’intégration des rythmes naturels dans le cycle de vie était courante dans l’ancienne Perse et a survécu jusqu’ici. Cérémonie zoroastrienne, Yaldâ signifie « naissance ». Dans les croyances iraniennes, la lumière est associée au monde divin et depuis des millénaires, les Iraniens célèbrent ainsi la naissance de Mehr (ou Mithra), le dieu du soleil, au cours de la nuit la plus longue de l’année. Pour les Iraniens, Mithra était une divinité secourable et bienfaisante. Il était à la fois le dieu du serment, le garant des contrats, protecteur de la vérité, ennemi du mensonge, et le dieu de la lumière. Il entretenait donc à ce titre des rapports privilégiés avec le soleil.  Yaldâ, comme d’autres grandes fêtes iraniennes, honore le changement des saisons. Elle est aussi ancienne que l’époque où les gens ont commencé à organiser leur vie autour de la précession des équinoxes.

                                   

Saheb-e Yalda (Nuit de Yalda), qui se déroule 21 décembre, est l’un des plus anciennes fêtes persiques. Il remonte à l’époque où les Perses étaient majoritairement de religion zoroastrienne. Le Yalda est l’un des 4 jalons du Calendrier persan. Il s’agit en fait de la célébration du solstice d’hiver car le nouvel an persan (Norouz) sera fêté le 21 mars, c’est-à-dire le premier jour du printemps. Subséquemment, les journées s’allongent de plus en plus et la clarté du jour l’emporte sur l’obscurité de la nuit.

Les Iraniens ont, dès le début, célébré cette veille de Shab-e-Yalda (Nuit de Yalda)en savourant des fruits dont le centre est rouge notamment les grenades et les pastèques, car le rouge représente le feu, symbole du soleil. Ils ornaient, également, le « Sapin Aryen » toujours vert, symbole de renouvellement continuel du monde. Ils mettaient au-dessus une étoile, représentant ainsi la lumière, source de tous les pouvoirs. Ce sapin est même gravé sur les murailles de Persépolis construit il y a plus de 25 siècles.

Dans l’Iran d’aujourd’hui le calendrier est un calendrier astrologique. En effet, les cosmologues perses, les astronomes et les astrologues créèrent en leur temps des observatoires, et suivirent quotidiennement le changement léger de luminosité solaire. Ils ont ainsi créé un calendrier qui a relié ces changements du jour aux saisons. Astrologiquement parlant, ils ont créé ce qui s’appelle l’horoscope. Ce calendrier a résisté à l’usure du temps, et les Iraniens ont quatre célébrations pour commémorer la lumière et la nuit. L’un des passages de saison les plus appréciés en Iran (Perse) est précisément la fête de Yalda, célébrée depuis au moins 10 000 ans par tous iraniens de toutes les confessions. Les Européens le fêtent aussi d’ailleurs, certains disent que Noël, cette veillée pour attendre la naissance de l’enfant lumière, serait inspiré de Yalda qui a pris le nom de Yuletide en Europe.

Pour l’occasion, avant une soirée dansante, les Iraniens se réunissent en famille, traditionnellement chez les grands-parents, et veillent jusqu’à l’aube se rassemblant souvent autour d’un repas, à côté d’un feu de cheminée et se racontant des histoires en mangeant des fruits secs, des grenades et des pastèques et lisant des poèmes.

                             

Anciennement, les Iraniens décoraient également un genévrier ou un cyprès (sarv), arbres sempervirents. Droit et résistant au froid, le cyprès symbolisait l’endurance et était donc approprié pour célébrer l’éternelle Mithra. Les plus jeunes enveloppaient symboliquement leurs souhaits dans un tissu de soie coloré qu’ils accrochaient aux branches avec des offrandes pour Mithra avec l’espoir qu’il réponde à leurs prières.

Mithra est une divinité iranienne très ancienne.

L’un des chapitres de l’Avesta, livre sacré des zoroastriens, est consacré à Mithra, nommé « Mehr » dans ce livre.

Il existe un grand nombre de similitudes entre les cérémonies dédiées à Mithra et les traditions chrétiennes. Aujourd’hui, lorsque les chrétiens célèbrent la naissance de Jésus, ils allument des bougies et la cheminée, décorent avec des lumières des arbres qui restent verts en hiver, rassemblent la famille et les amis, veillent le soir, chantent et dansent, mangent des aliments spéciaux, font des visites.

                              

Il est intéressant de noter qu’il n’y a que quelques jours de décalage entre cette fête iranienne et la fête de Noël. De plus, ces deux fêtes se ressemblent beaucoup dans la façon dont elles sont célébrées : le fait de se rassembler en famille et veiller jusqu’à l’aube, ainsi que la présence d’un arbre qui reste vert pendant l’hiver sont les similitudes les plus frappantes qui ne sont d’ailleurs pas le fait du hasard.

Après tout ceci il ne reste à Beautiful World of Travel -Iran et tous les iraniens ,vous souhaiter bonne fête de Noël et bonne fête de fin d’année et de vous dire à très bientôt en Iran.

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